20/11/16

Karl Marx. Essai de biographie intellectuelle — Maximilien Rubel

La réédition de Karl Marx. Essai de biographie intellectuelle, l'oeuvre essentielle de Maximilien Rubel, a lieu vingt ans après sa mort, et près de soixante ans après sa parution. Et malgré le temps, cet ouvrage, qui fut un événement politique autant qu'intellectuel à sa parution, n'a rien perdu de sa force. Dans cet Essai, Maximilien Rubel s'est s'efforcé de retracer minutieusement le cheminement intellectuel de Karl Marx, de reconstituer sa pensée sociologique et éthique, dont les éléments sont épars dans les oeuvres les plus diverses en genre et les plus inégales en importance. En 1954, Maximilien Rubel a soutenu à la Sorbonne la thèse paradoxale de la genèse du marxisme comme courant de pensée à l'échelle mondiale, en l'absence d'une édition critique intégrale de l'oeuvre de Marx. Près de quarante ans après la révolution « marxiste » de 1917, il n'existait nulle part une édition historico-critique des oeuvres de « fondateurs », constatation aussi étonnante qu'inquiétante puisqu'en 1954 un tiers de la planète se composait de régimes qui, à l'exemple de l'URSS prise pour modèle, avaient réussi à se substituer à des régimes dits bourgeois et à se doter de constitutions à finalité communiste. Et ce communisme idéologique s'inspirait ouvertement d'une doctrine, le « marxisme », pris pour synonyme de « socialisme scientifique ». Il ne s'agissait donc pas de commenter telles ou telles thèses vulgarisées, mais de les replacer dans un ensemble intellectuel, en sorte que l'oeuvre éclaire, à la lumière de la pensée marxienne, le sens de l'interprétation idéologique et de l'utilisation politique auxquelles se sont livrés les champions d'un insaisissable « marxisme », qu'il soit orthodoxe ou hérétique.

Guerres et Capital — Éric Alliez et Maurizio Lazzarato (Introduction)

Nous vivons dans le temps de la subjectivation des guerres civiles. Nous ne sortons pas de la période du triomphe du marché, des automatismes de la gouvernementalité et de la dépolitisation de l’économie de la dette pour retrouver l’époque des «conceptions du monde» et de leurs affrontements. Nous entrons dans l’ère de la construction des nouvelles machines de guerre.1.

Le capitalisme et le libéralisme portent les guerres en leur sein comme les nuages portent la tempête. Si la financiarisation de la fin du XIXe siècle et du début du XXe a conduit à la guerre totale et à la Révolution russe, à la crise de 1929 et aux guerres civiles européennes, la financiarisation contemporaine pilote la guerre civile globale en commandant à toutes ses polarisations.2.

Depuis 2011, ce sont les multiples formes de subjectivation des guerres civiles qui modifient profondément à la fois la sémiologie du capital et la pragmatique des luttes s’opposant aux mille pouvoirs de la guerre comme cadre permanent de la vie. Du côté des expérimentations des machines anticapitalistes, Occupy Wall Street aux USA, les Indignés en Espagne, les luttes étudiantes au Chili et au Québec, la Grèce en 2015 se battent à armes inégales contre l’économie de la dette et les politiques d’austérité.

Not@s editoriales

Karl Marx & Friedrich Engels: Prólogos a varias ediciones del Manifiesto del Partido Comunista Flacso
'Das Kapital' fully digitized — Instituto Internacional de Historia Social de Amsterdam
Karl Marx: Prólogo a la primera edición alemana de El Capital — El Viejo Topo
Manuel Sacristán: Prólogo de la edición catalana de El Capital — Rebelión
Jaime Ortega Reyna: Marx y Freud en América Latina — AcademiaEdu
Andrea Baldazzini: Note su “Il Mediterraneo” di Fernand Braudel — Pandora
Las ediciones de la obra de Gramsci — Mundo Untref
Reyes Mate: Correspondencia entre Theodor Adorno & Gershom Scholem: razón y mística — ABC
Reseña crítica de 'The Limehouse Golem': caza al asesino, la búsqueda de un psicópata en el Londres de finales del siglo XIX — El Mundo