10/11/15

Les Misérables — Victor Hugo

Alain Badiou   |   Il y a trois manières de concevoir ce qu'est le romanesque. Il y a ce que l'on pourrait appeler une lignée officielle, celle qui est académiquement présentée comme l'histoire du roman français, qui passe par Stendhal et Flaubert : le roman y est le récit, la captation du réel, dans une prose rapide, narrative et stylée. Il y a le courant que j'appellerais des grandes totalisations : le roman a pour objectif de saisir l'esprit et l'uniformité d'une époque, de construire une sorte de vaste univers dans lequel, comme dans un orchestre, vient se faire entendre l'esprit du temps. Dans ce courant totalisant, je rangerais Balzac – qui, peut-être, l'a inventé, avec La Comédie humaine, ZolaProust sans doute, et Martin du Gard. Il y a un troisième courant, qui est à peine reconnu comme faisant partie officielle de l'histoire du roman (plus qu'un courant, c'est un secteur, une sorte de curiosité), qui présente un certain nombre de monstres romanesques: La Nouvelle Héloïse de Rousseau, les Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand et Les Misérables de Victor Hugo.

Not@s editoriales

Karl Marx & Friedrich Engels: Prólogos a varias ediciones del Manifiesto del Partido Comunista Flacso
'Das Kapital' fully digitized — Instituto Internacional de Historia Social de Amsterdam
Karl Marx: Prólogo a la primera edición alemana de El Capital — El Viejo Topo
Manuel Sacristán: Prólogo de la edición catalana de El Capital — Rebelión
Jaime Ortega Reyna: Marx y Freud en América Latina — AcademiaEdu
Andrea Baldazzini: Note su “Il Mediterraneo” di Fernand Braudel — Pandora
Las ediciones de la obra de Gramsci — Mundo Untref
Reyes Mate: Correspondencia entre Theodor Adorno & Gershom Scholem: razón y mística — ABC
Reseña crítica de 'The Limehouse Golem': caza al asesino, la búsqueda de un psicópata en el Londres de finales del siglo XIX — El Mundo